Vous avez peut-être vu des photos d’animaux marins empêtrés ou étranglés par des déchets plastiques. Vous avez peut-être aussi entendu dire que l’air que nous respirons contient des particules microscopiques de plastique. Mais saviez-vous que le plastique exacerbe également les changements climatiques?
Plus de 99 % des plastiques sont fabriqués à partir de produits chimiques dérivés de combustibles fossiles, tels que le pétrole, le charbon et le gaz naturel. Lorsque nous extrayons ces combustibles fossiles du sol pour fabriquer du plastique, ils libèrent du dioxyde de carbone dans l’air. Cela pose un énorme problème.
Le dioxyde de carbone est l’un des principaux gaz à effet de serre qui réchauffent notre planète et causent les changements climatiques. Il est temps de remédier au problème mondial du plastique!

Le cycle de vie du plastique : éliminer la pollution à chaque étape
Le cycle de vie du plastique commence lorsque les combustibles fossiles sont extraits du sol. Ensuite, le plastique est fabriqué et utilisé. Et pour finir, la majeure partie des articles en plastique finissent dans des décharges, le reste étant brûlé, recyclé ou réutilisé. Une grande quantité de plastique se retrouve dans l’environnement à chaque étape de son cycle de vie.
La pollution par le dioxyde de carbone survient également à chaque étape du cycle de vie du plastique, au même titre que le risque de pollution chimique toxique. Voilà pour les mauvaises nouvelles.
Et la bonne? Nous pouvons changer notre relation avec le plastique.
Pour commencer, nous devons cesser de fabriquer des produits en plastique à usage unique qui sont polluants ou toxiques.
Tout plastique que nous créons doit durer longtemps et pouvoir être réutilisé. Il devrait aussi être exempt de produits chimiques nocifs. Nous utilisons plus de 16 000 produits chimiques pour créer des produits en plastique, dont plus de 3 200 présentent un risque pour la santé et l’environnement.
Cela suffit : produire moins de plastique
La meilleure façon de réduire la pollution plastique est de produire moins de plastique!
D’ici 2030, la quantité de plastique déversée dans les océans et les cours d’eau de la planète pourrait atteindre 90 millions de tonnes par an. C’est bien plus que ce qui peut être recyclé.
À peine 8 % du plastique produit est recyclé. Le reste est brûlé, finit dans des décharges ou pollue les communautés et l’environnement.
Les gouvernements du monde peuvent jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre la pollution plastique s’ils travaillent ensemble. Ils peuvent s’engager à réduire la production de plastique d’au moins 75 % d’ici 2040. Cela contribuerait à protéger le climat, nos communautés ainsi que notre santé et celle des écosystèmes et de la vie sauvage. Cela nous aiderait à limiter le réchauffement planétaire et à éviter les pires effets des changements climatiques.

Éliminer les plastiques à usage unique
Les plastiques à usage unique sont des plastiques que nous utilisons qu’une seule fois avant de les jeter. Ils sont omniprésents!
Impossible de les éviter ou de ne pas en acheter lorsque l’on fait son épicerie ou du magasinage. Presque tous les produits alimentaires, ménagers ou hygiéniques sont vendus dans des emballages en plastique.
Les entreprises doivent trouver de nouveaux moyens de commercialiser leurs produits. Elles peuvent créer des emballages réutilisables, ou choisir de ne pas emballer les produits et permettre aux consommateur·rices d’opter pour des contenants aux gens la possibilité d’opter pour des contenants remplissables.

Inclure tout le monde, en particulier les personnes les plus touchées par la pollution plastique
Les solutions au problème mondial du plastique doivent convenir et bénéficier à l’ensemble de la population. Les dommages causés par la pollution plastique ne sont pas ressentis de la même manière par tout le monde. Les populations défavorisées, comme les communautés autochtones et noires, sont plus durement touchées.
Par exemple, les décharges et les sites d’enfouissement en Nouvelle-Écosse sont plus susceptibles d’être situés à proximité des communautés mi’kmaw et noires, exposant ainsi ces dernières à davantage de pollution.
À Sarnia, en Ontario, la communauté anishinaabe de la Première Nation Aamjiwnaang est située à proximité du plus grand groupe d’installations pétrochimiques au Canada, ce qui a valu à la région l’appellation de Vallée chimique. La communauté est continuellement exposée à la pollution de ces usines. Elle affiche l’un des taux les plus élevés de maladies et de décès dus au cancer et aux maladies respiratoires et neurologiques en Ontario.
Les droits des peuples autochtones et les droits de la personne, comme le droit à un environnement sain, doivent être respectés dans le cadre de nos efforts pour trouver des solutions à la pollution plastique. Toute approche doit impliquer les personnes les plus touchées et tenir compte de leurs expériences et de leurs connaissances.
Passez à l’action
Vous pouvez faire pression sur les grandes marques, les épiceries et les autres entreprises pour qu’elles cessent d’utiliser autant de plastiques à usage unique. Exigez des options zéro déchet, sans emballage, de réutilisation et de recharge.
Vous pouvez également demander aux gouvernements de prendre des mesures audacieuses en joignant votre voix à celle des autres. Le problème de la pollution plastique revêt une ampleur considérable et est présent dans le monde entier. Nous avons besoin que les pays travaillent ensemble pour y remédier et que le changement s’opère à partir des plus hautes instances.
Le gouvernement du Canada doit mettre en place des règlements qui limitent la quantité de plastique que nous fabriquons et utilisons. It needs to ban single-use plastics and harmful chemicals. Il peut également rendre les options de réutilisation, de recharge et zéro déchet accessibles au public en exigeant des entreprises qu’elles effectuent cette transition et en les soutenant dans cette démarche. Communiquez avec votre député·e pour lui faire savoir que vous soutenez une économie fondée sur la réutilisation dans votre communauté et partout à travers le Canada.
Vous pouvez également exhorter le gouvernement du Canada à soutenir un traité mondial fort sur les plastiques. Les négociations sur ce traité des Nations Unies visant à mettre fin à la pollution par les plastiques sont actuellement en cours et impliquent environ 175 États. Un traité robuste permettra de réduire la production de plastique et de mettre fin à la pollution tout au long de son cycle de vie. Il constitue une solution globale à ce problème mondial.