Notre planète se réchauffe. Les années les plus chaudes jamais enregistrées sont toutes survenues au cours du siècle en cours. Et le Canada se réchauffe plus rapidement que n’importe quel autre endroit sur Terre.

La hausse du mercure est l’un des effets des changements climatiques. 

Mais les changements climatiques ne se limitent pas aux températures plus élevées. Les conditions météorologiques deviennent également plus intenses. Vous avez probablement déjà fait l’expérience d’événements climatiques extrêmes, que ce soit dans votre région ou dans votre propre cour. Les vagues de chaleur, les feux de forêt, les tempêtes et les inondations se font de plus en plus fréquentes et intenses à mesure que le climat se réchauffe.

Visionnez la vidéo « Voici à quoi ressemblent les changements climatiques » de Greenpeace Royaume-Uni

Vagues de chaleur

Les vagues de chaleur gagnent en durée, en fréquence et en intensité à travers le monde. Elles peuvent engendrer des sécheresses qui endommagent les cultures qui nous nourrissent.

La chaleur amène certaines personnes à se sentir fatiguées. Pour d’autres, ses effets sont plus graves. De plus en plus de gens tombent malades ou succombent à des affections telles que la déshydratation ou les coups de chaleur à mesure que le nombre de journées chaudes augmente au Canada. À l’été 2021, 619 personnes sont mortes des suites d’une vague de chaleur en Colombie-Britannique. Il s’agit de l’une des catastrophes climatiques les plus meurtrières de l’histoire du Canada.

Les vagues de chaleur sont particulièrement dangereuses pour les membres vulnérables de nos communautés, comme les personnes âgées, les gens ayant des problèmes de santé ou les ménages à faibles revenus. Les personnes racisées vivant en milieu urbain sont plus susceptibles de vivre dans des zones appelées « îlots de chaleur ». Il s’agit d’endroits où il y a plus de béton, peu d’herbe et moins d’arbres et d’arbustes qui rafraîchissent l’air ambiant.

Feux de forêt

Une vague de chaleur historique a brûlé des régions de l’ouest du Canada et des États-Unis en juin 2021. Ces conditions de chaleur et de sécheresse ont déclenché un incendie dévastateur qui s’est propagé rapidement à Lytton, en Colombie-Britannique, détruisant la majeure partie de la ville.

Malheureusement, l’avenir nous réserve d’autres feux de forêt ravageurs. Ressources naturelles Canada prévoit que la saison des incendies de forêt au Canada s’allongera. De leur côté, les Nations Unies signalent que les feux de forêt à l’échelle mondiale deviendront plus fréquents et plus intenses, avec une augmentation des incendies extrêmes pouvant atteindre 30 % d’ici la fin 2050.

Pourquoi tout cela se produit-il?

Tous les jours de chaleur et de sécheresse supplémentaires accroissent le risque de feux de forêt. La chaleur dessèche les herbes et les arbres, ce qui les rend plus susceptibles de s’embraser et de continuer à brûler. La hausse des températures provoque également davantage d’orages électriques, lesquels sont à l’origine de près de la moitié des feux de forêt.

Les communautés autochtones au Canada sont plus vulnérables aux feux de forêt car elles sont plus susceptibles de se trouver dans des régions éloignées où les sites d’incendie sont difficilement accessibles.

Feu de forêt près de la communauté atikamekw d’Opitciwan, au Québec. © Renaud Philippe / Greenpeace

Tempêtes et inondations

L’air chaud retient l’humidité. L’augmentation des températures entraîne l’évaporation d’une plus grande quantité d’humidité dans l’air, ce qui engendre des précipitations plus abondantes et des tempêtes plus violentes. C’est ce qui explique la recrudescence de puissantes intempéries tropicales telles que les cyclones, les ouragans et les typhons.

À mesure que les tempêtes s’intensifient, les inondations deviennent plus graves et imprévisibles. Cela constitue un enjeu préoccupant pour les Canadiennes et les Canadiens, car plus de 1,5 million de foyers au pays se trouvent dans deszones à haut risque d’inondation et 80 % des villes canadiennes sont situées dans des plaines inondables.

Qu’est-ce qu’une crue soudaine?

Les crues soudaines peuvent être dangereuses car elles se déclenchent rapidement, ce qui laisse peu de temps aux gens pour se préparer. Elles surviennent généralement dans les six heures suivant de très fortes précipitations. Le sol ne peut pas absorber l’eau assez rapidement, de sorte que les eaux de crue s’accumulent à la surface.

Dans les villes, de nombreux sols sont recouverts de béton, ce qui rend l’absorption de l’eau de pluie encore plus difficile. Le 16 juillet 2024, près de 10 centimètres de pluie sont tombés en 3 heures à Toronto, privant d’électricité plus de 100 000 personnes et inondant les rues et le réseau de métro.

Le coût démesuré des phénomènes météorologiques extrêmes

À mesure que le nombre de vagues de chaleur, de feux de forêt, de tempêtes et d’inondations augmente, la facture pour la population canadienne s’alourdit. Les événements météorologiques extrêmes au Canada ont causé plus de 3,1 milliards de dollars de dommages assurés aux habitations et autres biens en 2022 et 2023. Ce chiffre a bondi à 8,5 milliards de dollars en 2024.

Les changements climatiques n’endommagent pas seulement nos biens matériels. Ils peuvent réduire notre qualité de vie et provoquer des maladies et des décès. Et ils ne nuisent pas à la santé de tous les gens de la même manière.

Les communautés qui subissent déjà des inégalités sont confrontées à des enjeux de santé plus importants, comme les femmes et les communautés noires, autochtones, racisées et LGBTQIA2S+. Les coûts sanitaires de la chaleur extrême au Canada pourraient atteindre entre 3 et 3,9 milliards de dollars par an d’ici le milieu du siècle.

Certains gouvernements commencent à tenir les entreprises de combustibles fossiles responsables du coût des changements climatiques. En juin 2024, le Vermont est devenu le premier État américain à adopter une loi obligeant les entreprises de combustibles fossiles à assumer une partie des coûts engendrés par les catastrophes climatiques. L’État de New York a adopté une mesure législative similaire en décembre 2024.

Silhouettes de gens devant le soleil couchant du 10 juillet 2024, dans le parc national de la Vallée de la mort, en Californie, pendant une vague de chaleur extrême. © David McNew / Greenpeace

Comment pouvons-nous atténuer les phénomènes météorologiques extrêmes?

Les scientifiques affirment que les conditions météorologiques extrêmes ne feront qu’empirer si nous continuons à brûler des combustibles fossiles à des fins énergétiques. Lors de leur combustion, les énergies fossiles libèrent des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ces émissions emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère et entraînent une augmentation de la température.

Les gouvernements du monde entier doivent agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement de la planète.

Vous pouvez également rejoindre notre mouvement pour tenir l’industrie des énergies fossiles responsable des coûts associés aux changements climatiques. Greenpeace Canada fait pression sur le gouvernement canadien pour qu’il crée un fonds de réparation climatique financé par les entreprises de combustibles fossiles, ce qui aiderait les communautés et les gouvernements à se préparer, à réagir et à s’adapter aux événements météorologiques extrêmes.

Ensemble, nous pouvons tenir les pollueurs responsables de leur contribution aux changements climatiques et rendre nos communautés plus sûres.